Lanzarote
L'île aux 300 volcans dans l'histoire
Lanzarote, la plus orientale des îles Canaries, distante de 110 km. de l'Afrique, doit son nom au Génois, Lancelotto Maloceli . Les tribus Guanches qui la peuplaient alors, la nommèrent « Maoh », se désignant eux-mêmes comme «maoheri ». Les gentilshommes normands Jean de Béthencourt et Gadifer de la Salle prirent, sans difficultés ni résistance de la part des habitants, possession de l'île par la côte sud del Rubicón , faisant don de cette conquête à la couronne de Castilla . On dit que Bethencourt , de joie, rompit une lance Lanza-rote , donnant ainsi à l'île son nom actuel. Après la conquête de Tenerife et de Gran Canaria , Lanzarote perdit de son importance, le peu de troupes laissé par le royaume du Castilla n'arrivait pas à repousser les attaques des pirates, chasseurs d'esclaves venus d'Afrique du Nord, et à défendre les habitants, qui trouvaient refuge dans les grottes.
Lanzarote exerce sur toute personne, soucieuse de la regarder, de la comprendre, une étrange fascination. Ses sortilèges ? Quelques 300 volcans boursouflent 782 km. carré d'une terre aride, mais combien travaillée, un vent frénétique court en rase-mottes, tournoie autour des volcans et souvent fouette la peau de grains de sable venus des proches déserts africains, un soleil ardent frappe la campagne, sertissant de ses rayons les cubes blancs des maisonnettes posées sur les champs de lave noire. Seule douceur pour les yeux, l'île de La Graciosa profile au nord de Lanzarote ses lignes pures.
Jusqu'au XVIIIe siècle, la vie des paysans, le Mago et la Maga , était, sinon facile, du moins pas trop misérable. Sur les pentes basses des volcans millénaires, dans les plaines de bon argile, poussaient les céréales, et des oasis abritaient les villages. En ce Septembre 1730, la terre craqua et de trente cratères surgit durant six années consécutives, la lave et les cendres sur plus de 200km carré des terres les plus fertiles.
Avec patience et courage les paysans enlevèrent une a une les pierres de lave pour en faire de jolis petits murs protégeant ainsi leur plantations, (ceps de vignes) du vent, et donnant aujourd'hui aux visiteurs de l'île un vin du terroir appelé « Malvasia ».
La sécheresse faisant aussi partie du climat Lanzaroténien, nos Magos eurent la géniale idée de répandre sur leurs terres, en couches de 30cm, de la lave réduite en tout petits cailloux , celle-ci agissant telle une éponge, absorbant chaque nuit l'humidité de l'air, apportant ainsi l'eau nécessaire aux vignobles.
Lanzarote aujourd'hui et demain, Un artiste de génie
On ne peut parler de Lanzarote sans l'associer au nom de César Manrique . C'est grâce a cet artiste de génie, soucieux de protéger son île natale des attaques du tourisme, que Lanzarote a gardé son cachet. Né en 1919, connu aux Canaries dès 1938, c'est à Madrid 10 ans plutard que Manrique vit reconnaître ses dons d'artiste, et c'est en Amérique en 1963 que les revues d'Art lui consacrent des articles. César Manrique s'auto- définissait comme « la main qui façonne la nature ». Parmis ses oeuvres les plus brillantes nous avons los Jameos del Agua, El Mirador del Río, las montañas del fuego et sa maison qui est aujourd'hui la fondation César Manrique.
Les municipalités principales sont: Haria, Teguise, Arrecife, San Bartolomé, Tinajo, Tias y Yaiza
|